Comment reconnaître une personne pauvre

A partir de quel niveau de revenu sommes-nous riches ou pauvres, appartenons-nous aux classes « populaires », « moyennes » ou « aisées » ? Cette question, bien que centrale, est souvent laissée dans le flou. Pour comprendre cela, il faut d’abord définir des classes de revenu. Nous reprenons ici la définition de l’Observatoire des Inégalités. En bas de l’échelle se trouvent les catégories populaires dont les revenus sont compris entre 0 et 30 % des revenus les plus bas. Ainsi, les classes moyennes représentent entre 30% et 80% des revenus. Les classes riches occupent les 20% les plus riches. Le seuil de pauvreté est fixé à la moitié du revenu disponible médian (après impôts et prestations sociales) et le seuil de richesse au double. Ensuite, nous examinons les revenus perçus par type de ménage1.

Selon cette définition, une personne seule est considérée comme pauvre si son revenu disponible est inférieur à 800 euros par mois (données 2017). Jusqu’à 1 300 euros appartiennent aux classes populaires et entre 1 300 et 2 300 euros aux classes moyennes. Sont classés comme riches de plus de 2 300 euros et riches de plus de 3 155 euros par mois. Pour les couples sans enfants, le seuil de pauvreté est de 1 550 euros. Ces couples appartiennent aux classes moyennes entre 2 500 euros et 4 500 euros et à la catégorie des riches au dessus de 6 200 euros. Les couples avec deux enfants sont classés comme pauvres si leurs revenus mensuels sont inférieurs à 2 000 euros, comme classes moyennes entre 3 400 et 5 800 euros et riches au-dessus de 8 200 euros.

L’argent n’est pas tout, mais les gens s’en soucient beaucoup

Pour une raison quelconque, nous sommes obsédés par la richesse.

Même si c’est impoli de se poser, on se pose toujours des questions :

Déterminants des inégalités socio-économiques de santé

Différents mécanismes explicatifs ont été proposés dans plusieurs études qui traitent de la question des inégalités socio-économiques de santé. Mackenbach (1994) propose une synthèse de ces mécanismes qu’il systématise dans quelques modèles explicatifs. Dans le cadre de cet article, nous en développerons deux (les plus étudiées par plusieurs études) : la mobilité sociale sélective et les causes sociales. Nous approfondirons le deuxième modèle, qui a été le plus utilisé et le plus significatif en termes de compréhension des inégalités socio-économiques de santé (Mackenbach, 2005).

Le modèle de mobilité sociale sélective suppose que l’état de santé ou un déterminant de l’état de santé influence la position socioéconomique d’un individu et donc sa mobilité sociale au sein de la société. La position socio-économique est donc, dans le cadre de ce modèle, plus une conséquence qu’une cause de l’état de santé ou de ses déterminants. Les théories qui défendent la thèse de la sélection sociale en distinguent deux types : la sélection directe et la sélection indirecte (Peersman, 2000). Le modèle de sélection directe suppose que la santé influence directement la mobilité sociale d’un individu. Selon que l’individu est en bonne ou mauvaise santé, il aura tendance à monter ou descendre l’échelle sociale. Cela signifie que les personnes ayant une santé plus précaire et, donc, une espérance de vie plus faible, seront concentrées au bas de l’échelle sociale. Le modèle de sélection indirecte implique que les déterminants de la mobilité sociale influencent également l’état de santé d’un individu. Par exemple, le fait qu’un individu ait une perception positive et proactive de son avenir va influencer sa motivation à investir dans l’éducation et la formation, mais aussi sa motivation à adopter des comportements de santé favorables à sa santé. « La recherche montre qu’il existe bien une mobilité sociale descendante dépendante des problèmes de santé, mais que l’impact de ce mécanisme est minime et ne peut expliquer les inégalités de santé. De même, le mécanisme de sélection indirecte est confirmé, mais sans pouvoir expliquer les différences de mortalité et de morbidité entre groupes sociaux. (Willems et al., 2007).

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